
Merci à Gregoire Borst d’avoir recentré le discours concernant l’usage des écrans et leur effet sur le développement du langage chez l’enfant, sur les données scientifiques probantes disponibles actuellement.
🔎 Contrairement à des idées répandues, aucun effet notable de l’exposition aux écrans, sur le développement du langage n’a été clairement identifié.
🧠 Un point fait cependant consensus : la technoférence
Les écrans peuvent agir comme outils d’interférence dans les interactions verbales, au même titre que la télévision allumée en fond sonore.
📺 🍽️ Ainsi, comme le rappelle Gregoire Borst, le temps du repas constitue un moment privilégié d’échanges langagiers et devrait idéalement être sans écran au sens large du terme, afin d’éviter toute saturation attentionnelle et sonore.
🎬 Tout n’est pas négatif
➡️ Le co-visionnage de programmes ludo-éducatifs, accompagné d’échanges et de verbalisation, peut avoir des effets positifs sur le langage.
👨👩👧 Nuancer plutôt que culpabiliser
L’environnement socio-économique apparaît comme un facteur bien plus déterminant sur le développement du langage, que le rapport aux écrans.
Or, comme nous l’a déjà souligné Alex de Carvalho, les difficultés langagières sont prémonitoires des difficultés de lecture et donc, des difficultés scolaires.
🏙️ Au-delà des écrans, interrogeons-nous sur la place de l’enfant dans l’espace public.
👉 Est-il plus simple de « faire taire » un enfant avec un écran,
que de lui permettre d’être bruyant, actif, mobile, en interaction avec son environnement ?
⚠️ Cela semble -t-il plus « sécure » de le laisser seul avec son écran plutôt
que de le laisser explorer, expérimenter, prendre des risques mesurés…bref, apprendre l’autonomie ?
🏗️Pour encourager ces pratiques, il faudrait vraisemblablement repenser l’espace public, comme un levier d’interactions sociales, langagières et d’apprentissages informels. Une piste reprise par Alex de Carvalho, à la lumière de ce qui existe déjà dans d’autres pays, qui ont transformé des zones d’attente ou de passages, en véritables espaces d’interaction.
🪑🎲 Quelques exemples concrets, simples et accessibles :
🚌 Arrêts de bus équipés de jeux de langage, de devinettes, de questions ouvertes
🪑 Bancs urbains avec supports de narration, histoires à compléter, mots à associer
🎨 Sols interactifs (tracés, lettres, parcours) favorisant mouvement et verbalisation
🧩 Mobilier ludique incitant à coopérer, attendre, échanger
🎲 Jeux logicio-mathématiques, jeux d’imagination
🎯 La question n’est pas celle de la faisabilité, mais celle de la volonté collective.
🤝 Pour ma part, je suis prête à mettre mon énergie et mes compétences en neuroéducation et psychopédagogie au service de projets territoriaux, afin de faire le pont entre neurosciences et collectivités locales.
🚀 Alors, on y va ?
